J'en ai assez...

Publié le par Mam'en Vadrouille

... de cette grossesse. Elle est trop longue, trop dure, trop proche de celle de P'tit Bouchon. 5 mois après sa naissance, je retombais enceinte de numéro 3. Sous pillule. Et oui, ça arrive! Je n'y croyais pas quand on m'en parlait. Comme quoi.

Mon corps ne s'était pas remis de ma précédente grossesse, mes hormones dansaient encore la gigue, j'étais fatiguée pour cause d'achat de maison, déménagement, reprise du boulot, nouvelle organisation à remettre en place pour les enfants... Le Mari et moi n'aspirions qu'à une chose : profiter de P'tit Bouchon et Poupette avant de remettre en route un Numéro 3. Nous avions envie d'avoir d'autres enfants, mais pas tout de suite, pas AUSSI vite. La nature en a décidé autrement, ainsi soit-il. Nos projets n'étaient finalement qu'avancés, et nous avions l'immense chance aussi de ne pas avoir de difficulté pour avoir des enfants, contrairement à plusieurs couples de notre entourage. Alors, de quoi nous plaignerions nous?

J'en peux plus. De ces coups de pied dans le ventre, de ce sentiment d'avoir un alien dans le ventre, de ne plus voir mes pieds, de ne pas réussir à dormir, d'être sur les nerfs en permanence. J'en ai marre de cette grossesse si différente des autres, qui s'étaient super bien passées. Là, je me tape du diabète gestationnel avec piquouse 6 fois par jour et régime sec de sucres depuis 3 mois. Je porte des bas de contention, so sexy (heureusement qu'il fait un temps pourri!) et je suis arrêtée depuis un mois et demi pour cause de chute dans les escaliers et dos en compote. Dieu merci, le bébé n'a rien et cette chute n'a pas eu de conséquence sur la grossesse. Mais mon dos, oh mon dos, qu'il a pris cher! Et je ne parle pas du coxis, sûrement fêlé, et qui m'empêche de m'assoir sans un coussin et me force à marcher glamoureusement en canard. Sans oublier l'interdiction de porter P'tit Bouchon, de faire les courses, de m'occuper des enfants, de donner les bains... Ce n'est ni dans mon caractère, ni dans mes habitudes. J'ai beau essayé d'apprendre la patience, je peine et peste de rester inactive en voyant le monde s'agiter autour de moi et la vie continuer. Et moi, quelle est ma place dans ces espace, si ce n'est couver et être réduite à "quelle chance tu as de rester chez toi à ne rien faire!"? Moi qui suis active, qui aime contrôler, vérifier, m'assurer, bouger, que m'arrive-t-il?

Que c'est long, finalement 9 mois. 9 mois pour faire un petit être, pour se préparer à sa venue. Mais je suis prête, bordel, je n'attends que ça, qu'il arrive, ce bébé! qu'on puisse enfin faire sa connaissance et que toute cette fatigue et ces douleurs cessent! Je suis impatiente de le voir, de le toucher, de savoir si c'est un petit mec ou une petite louloute, de le sentir contre moi et non plus en moi, de le présenter au monde, et de pouvoir dire "enfin, c'est fini"! Je sais que j'oublierai rapidement tous ces ennuis, ces complications et ce dégoût de mon corps difforme. Et je suis en même temps tellement heureuse que la famille s'aggrandisse et que le bébé aille bien. C'est juste moi qui ne suis pas bien, est ce finalement si important?

Une chose est sûre : je passe au stérilet rapidos, je te le dis!

 

Et toi, ta grossesse, bonheur ou horreur?

Publié dans Dans ma tête

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